Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 09:21

 

 

 

Le gouvernement Blum créé une structure pour le vin (sur le modèle de l’Office National du Blé) chargé de contrôler le marché. De Gaulle met en place le hors quantum* afin d’éviter les effets des fluctuations de récoltes sur les cours. Dans les 2 cas, il y a interventionnisme de l’Etat par la mise en place d’outils régulateurs. Le libéralisme, adepte du « laisser-faire » fait confiance à la « main invisible du marché » dont la nature n’est pas la préoccupation de l’être humain. 

Blum comme de Gaulle, avaient le souci de l’intérêt économique de la France et de ses habitants. Le monde change. Désormais on peut et on doit s’interroger (et naturellement y apporter réponse) sur la politique du gouvernement.

Le néolibéralisme ne reconnaît pas les frontières, n’a que faire du développement d’un pays et du sort de ses résidants. Il a pour terrain de jeu le commerce, comme objectif le profit d’actionnaires, pour« mère-patrie » le fric. L’espace politique a disparu au bénéfice de l’espace commercial en consentant  à s’aliéner à ce dernier.

Le gouvernement français, comme tout gouvernement libéral, procède à la rétrocession au privé de l’économie nationale (tous secteurs confondus), à la liquidation de l’économie française. Dans ce cadre, il abandonne et brade la viticulture française.

Lorsqu’on arrache des vignes en France il est planté à volume égal dans le reste du monde. C’est ce qu’on appelle : la délocalisation. Sont sacrifiés, en Languedoc-Roussillon (mais pas seulement) les petits viticulteurs (la plupart ouvriers-patrons). Autre part, les groupes financiers (banques, assurances, fonds de pension,…) plantent ou arrachent (ils ont les moyens de se reconvertir rapidement) en fonction du profit attendu. La main d’œuvre étant exploitée (jetable à souhait, sous-payée, sans droit à la retraite, à la sécu,…) le coût de production est moindre et donc le produit vin concurrentiel à la vente (c’est ce qu’on appelle abusivement la concurrence libre et non faussée).

A l’évidence, aujourd’hui, le sort de la viticulture française dépend de l’option politique choisie par le gouvernement. Ou celui-ci accompagne le libéralisme, déblaye le terrain pour lui donner à s’épanouir sans entrave, ceci au détriment des populations - ce qu’il fait - ou il décide d’intervenir, de réguler, en se saisissant de la place qui revient de droit au politique : la première. 

 

Daniel Razzo

 

Abonnez à la « Newsletter » du Parti de gauche carcassonnais vos amis et connaissances (gratuit). Ils seront avertis de la parution d’un nouvel article.    

  •  
  •  
  •  
Par Le Parti de Gauche - Publié dans : VITICULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation du site

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés