Partager l'article ! La France des libertés disparaît, s’installe progressivement un Etat sécuritaire et de non droit.: (Inventaire non exhaustif qui peut compl ...
Le Parti de Gauche Carcassonnais
Révision constitutionnelle
Le peuple français s’est prononcé majoritairement contre le Traité de Constitution Européenne. Qu’à cela ne tienne, le Président de la République décide de réviser la constitution française (avec la complicité de la majorité des parlementaires socialistes) pour déposséder les français de leur expression. Le Traité est donc adopté.
Télévision d’Etat
Le cordon ombilical coupé dans les années 80 entre la télévision et le pouvoir exécutif est renoué. Le Président de la République procède désormais à la nomination de son PDG. Les contre-pouvoirs sont consultatifs et inopérants. La télé peut être de nouveau aux ordres.
Statut du Président de la République
Tant pour de Gaulle que pour Mitterrand, traditionnellement le Président de la République était au dessus des partis. Elu, le Président de la République l’est de tous les français et ne participe plus aux orientations du parti dont-il est issu. Cela n’est plus vrai. Autre preuve : il prononce un discours devant le Medef (syndicat patronal). Collusion ?
Le Président capitaine du navire France ? Si la France se résume aux capitalistes : oui. Capitaine des français ? Non ! Et, là-dessus, aucun doute.
Limogeages selon l’humeur du Prince
En Corse, dans la Manche préfet et fonctionnaires de police sont démis. Ici parce que la propriété d’un ami du Président n’a pas été protégée, là parce que le Président a reçu les huées de la foule qui n’a pu être bâillonnée (fort heureusement). Disgrâce est prononcée. Jadis par lettre de cachet le roi enfermait à la Bastille sans autre forme de procès.
Même des parlementaires UMP se sont émus (c’est dire !) avant de rentrer dans le rang.
Réforme de la justice
Disparition du juge d’instruction au profit d’un magistrat du parquet. La procédure judiciaire ne sera plus à charge et à décharge, mais strictement accusatoire. Le justiciable devra, avec son argent (s’il en a, sinon !), faire la preuve de son éventuelle innocence. La séparation des pouvoirs entre exécutif et judiciaire n’existe plus, le parquet aux ordres du politique pourra à la demande sortir ou étouffer des affaires. Selon que vous soyez puissants ou misérables…
Amputation du droit de grève
Le droit de grève, conquis de haute lutte par nos aïeux, est de plus en plus réduit par le gouvernement de droite.
Négociations
Dixit le Président Sarkozy : « J’écoute, mais je ne tiens pas compte ». Voilà qui est clair !
Fichiers
Plus de 36000 sont annoncés. Et toujours en augmentation. Croisés, naturellement. Santé, mœurs, financier, identité (origine, ethnique, religieuse), et on en passe. Carnet de suivi dès la petite enfance afin de prévenir la délinquance (Lombroso est de retour). Quelque soit notre âge, nous sommes fichés, fliqués. Internet surveillé afin de voir si on ne dit pas du mal de notre Président. Pourquoi ? Que chacun s’interroge et apporte sa réponse. Lire le rapport 2009 de la Ligue des droits de l’homme.
Relevé d’empreinte ADN :
D’abord réservé aux « cas particuliers ». Il s’étend à tout, tous les prétextes étant bon (ce n’est pas ce qui manque dès lors qu’on de l’imagination). En Islande le relevé ADN s’effectue à la naissance. Pourquoi pas chez nous ?
Loi de rétention de sûreté :
Désormais une personne ayant été condamnée et ayant purgé sa peine peut être maintenue incarcérée (cela se pratique déjà en Allemagne) sans autre motif que « l’estimation » de sa dangerosité persistante, ceci hors de la décision d’un tribunal. Sans qu’il soit fixé de terme à cette « condamnation ». A la peine effectuée dans le cadre de la loi s’en ajoute une autre du fait de l’humeur et du pouvoir.
Pour se développer, le capitalisme et le libéralisme n’ont que faire de la liberté des citoyens.
- Ils ont besoin de toujours plus de sécurité, de museler la parole des citoyens, celle des syndicats.
- Ils ont besoin de développer auprès du public le sentiment de la sécurité.
- Ils ont besoin d’individus dociles (pas de citoyens) qui ne se reconnaissent plus dans leur appartenance à la collectivité, dans leur participation à la démocratie.
- Ils n’ont que faire des états (sauf pour avoir de l’argent), de la politique, des citoyens ; il leur faut des travailleurs dociles à exploiter, à pressurer, à jeter, des consommateurs qu’il façonne selon ses besoins.
Voilà pourquoi les libertés individuelles et collectives sont progressivement supprimées.
Voilà pourquoi personne ne pas rester les bras croisés à regarder les trains passer.
Denis Chapelle
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